« Associer nos cours à des spectacles ou à des scènes frappantes a rendu l’histoire vivante. Ça m’a donné envie de découvrir l’histoire de France », explique Lancelot. Inès est émerveillée : « On n’est pas assis, on avance dans l’histoire ».
Avec toute la division de 5e de Notre-Dame de Grâce, ils étaient au Puy-du-fou le 8 juin dernier pour une journée absolument folle. Malgré de petits yeux au départ de Montparnasse alors que le jour se lève à peine, ils n’auront de cesse de les ouvrir en grand tout au long de la journée.
À travers les spectacles et les siècles
En petits groupes d’une dizaine de collégiens encadrés par un adultes, ils vont chacun organiser leur parcours : « on a fait le maximum de choses en fonction du temps qu’on avait », annonce fièrement Inès.
Pour Hélène de Prémare, leur préfet, « les spectacles racontent, d’une façon très incarnée, une partie de notre histoire. Ils permettent aux élèves de rencontrer des personnages qui, à leur manière, se sont donner pour le bien commun. À travers ces récits et ces figures, ils peuvent aussi découvrir combien chacun peut s’investir auprès des autres et, à son tour, prendre part à l’histoire ».
« Le matin, on a fait le spectacle des Vikings et celui de Mimes et rêves sur les débuts du cinéma », raconte Lancelot. « Des personnes se rencontrent jouent dans un film, tombent amoureuses et l’homme part à la guerre »… « On allait du noir et blanc muet vers la couleur et le parlant », précise Inès qui reconnait : « Je n’avais jamais vu de film muet ». Pour le spectacle des Vikings, « il y avait beaucoup de choses à voir en même temps, des sauts, de la magie »… « Un bateau qui sort de l’eau, Saint-Philibert qui disparait laissant place au vol d’une colombe… », s’enflamme Lancelot. « On voyait le moyen âge autrement qu’en classe », raconte Inès.
Carla était aussi de la partie, elle découvre les amoureux de Verdun, l’expédition sans retour de Lapérouse, « les murs bougeaient », précise l’élève. « Plein d’émotions », explique Lancelot, « il y avait chaque fois des surprises, c’est super bien fait ».
« J’ai découvert de nombreuses espèces de rapaces dans le Bal des oiseaux », raconte à son tour Carla. « Ils volaient super bas, c’était drôle », renchérit Lancelot, tandis qu’Inès a apprécié « de les voir vraiment de très près ». « En SVT[1], on a fait un exposé sur un des oiseaux du spectacle », poursuit Carla.
Jusqu’au dernier panache
Lancelot se rappelle du Dernier Panache qui retrace l’histoire des guerres de Vendée et l’épopée de Charrette : « La scène faisait un cercle autour des spectateurs et des rideaux s’ouvraient les uns après les autres sur des scènes différentes », explique Inès. « Et ce sont les spectateurs qui tournaient », précise Lancelot, impressionné par cette figure presque légendaire qui sacrifie un avenir prometteur pour de plus hautes valeurs, et joli clin d’œil pour le collégien : « C’était sympa ! Quelques jours auparavant, nous avions eu ‘la dictée de Monsieur Frappier’ et tout le collège avait eu à écrire la devise du Général Charrette : ‘Combattu souvent, battu parfois, abattu jamais’ ».
Dans tous les spectacles, « il y avait des enfants qui jouaient, beaucoup d’animaux : des oiseaux, des cochons, des poules, beaucoup de chevaux et même une espèce de Yack dans le spectacle des Vickings, avec un gros travail de dressage, c’était impressionnant », remarque Inès. « Les comédiens et les acteurs faisaient participer le public et il y avait beaucoup d’ambiance », précise Lancelot, tandis qu’Inès poursuit : « Pour chaque spectacle, on avait l’impression de rentrer dans un univers différent et bien particulier ».
Carla se souvient du spectacle de Jeanne d’Arc : « J’ai appris de nouvelles choses, ça m’a remis son histoire en tête, on a vu sa lance ». « Et aussi les fleurs fleurir sur son passage, la muraille disparaitre, le donjon avancer », continue Inès. « Ça permet de retenir ce qu’on a vu en classe », conclut Lancelot.
[1] Sciences de la Vie et de la Terre.