Des boites de Noël pour les gens de la rue

Pour les personnes de la rue, des invalides, que soutient ou accompagne l’ordre de Malte, les élèves de 6e du collège Saint-Jean ont réalisé des Boites de Noël. Ces boites étaient pleines de cadeaux. Et d’amitié.

Dans sa boite à chaussures recouverte d’un papier cadeau doré, Paul Arnaud a mis un paquet de bonbons, une boite de petits pois, une écharpe et des gants, un défi nature et un Uno. Et aussi de la mousse à raser et à rasoir à main. « J’ai beaucoup réfléchi, j’ai essayé de comprendre ce que ressent le SDF. Faire cette boite de Noël m’a donné de la joie ». Louis a mis un bonnet, un paquet de chocolat, un baume à lèvres, une brosse à dent, un mini tube de dentifrice. Lui aussi a mis un Uno et a ajouté un petit mot pour lui souhaiter un joyeux Noël, le tout dans une jolie boite à chaussures recouverte d’un papier vert constellé de sapins. Une chose est sûre, l’un et l’autre ont mis beaucoup de leur cœur dans cette boite.

Réconforter

Au début de l’Avent, dans le cadre d’un partenariat avec l’Ordre de Malte, leurs préfets de 6e ont lancé le projet tant chez les filles que chez les garçons du collège Saint-Jean. Le défi : offrir des boites de Noël garnies à des personnes en difficulté, seules, qui vivent dans la rue ou qui sont aux Invalides. « L’idée, explique Elodie Ragani, préfet de 6e filles, c’était de leur apporter un peu de la joie de Noël. De relier cette période de Noël à Jésus et de les réconforter ».

Les filles avaient une autre mission : « En permanence, on a chacune apporté des boites d’allumettes, explique Isaure. On nous a distribué les personnages de la Sainte-Famille. On a décoré la boite pour en faire une jolie crèche et notre préfet a glissé une médaille miraculeuse dedans ». Derrière les crèches les élèves ont ajouté un message plus personnel et « ce petit mot ou cette prière, c’est une façon de réparer les cœurs », raconte Elidie Ragani. « Les crèches ont ensuite été mises dans nos paquets », ajoute Paul Arnaud.

Pour sa crèche, Isaure a choisi de faire un ciel : « Je voulais représenter une nuit avec les étoiles : la nuit de Noël avec des étoiles pour la lumière. Comme si Jésus était une étoile. Une nuit sans étoile, c’est comme un gâteau au chocolat sans chocolat ». Et que reste-t-il de la Nuit de Noël sans la lumière Christ ?

Vous n’êtes pas seuls au monde

En réalisant sa crèche, Isaure raconte : « Je me suis dit que ça pouvait faire plaisir à ces personnes de savoir qu’elles n’étaient pas seules au monde et que ça pouvait leur réchauffer le cœur ».

Dans la famille de Louis, la boite a été l’occasion d’échanges : « On s’est demandé ce qu’on pouvait lui offrir pour répondre à son besoin », explique l’élève. De même chez Paul-Arnaud où cette action a été « un moment fraternel pour la famille qui cache une action beaucoup plus grande ». Isaure a réalisé sa crèche en classe mais son jumeau étant aussi à Saint-Jean : « On en a parlé à table ». Son frère a préparé une boite pour une petite fille : « On a donné aussi des vêtements qu’on ne mettait pas mais pas abîmés. Ça ne se fait pas ».

Pour Paul Arnaud, c’est « une action qui marque le cœur » et il ajoute, étonné, « suivre les idées des autres, ça peut être super ».