Saviez-vous que le Malade imaginaire de Molière est non seulement une pièce de théâtre mais aussi un ballet ? Et c’est toute la richesse de cette pièce que les 15 élèves de la classe de 6e théotique de Notre-Dame de Grâce ont entrepris de faire revivre grâce à la complicité de deux de leurs professeurs, madame Jolly-Prévot et leur professeur de musique, madame Taisne de Mullet, qui a, pour l’occasion, spécialement écrit plusieurs chansons !
Tabler sur les qualités des élèves
Au départ, Andréa Jolly-Prévot souhaitant « mettre en valeur leurs qualités qui, en 6e, sont un peu cachées en leur donnant confiance en eux tout en gardant un bel esprit d’équipe ». Déjà, le résultat dépasse ses attentes. Les élèves sont très motivés : « Quand je propose un sujet, ils veulent aller plus loin et, au fur et à mesure que le spectacle approche, ils s’investissent de plus en plus ».
Dans le travail de mise en scène, le geste les aide à mémoriser. Déjà certains connaissent complètement leur texte, avec des personnages ambitieux ! Des scènes sont prêtes. Certaines sont très drôles et ils sont fiers ; ce sont quinze élèves qui poussent le projet avec leur professeur. « Ils aiment chanter et jouer leur texte, ils savent que ça n’est pas la même chose que de réciter. On sent à quel point le travail de la voix et celui de la mise en scène sont complémentaires ».
Un projet fédérateur pour toute la classe
C’est toute la classe qui est partie prenante : « Ils ont compris qu’ils pouvaient compter les uns sur les autres et ils imaginent des stratégies entre eux pour que, quand l’un d’eux oublie une réplique, personne ne se rende compte de ce qui se passe ».
Tous les mardi matin à 10h30, les collégiens répètent : « Des fois on rate, raconte Pierre Olivier, ça fait rigoler ». Ils répètent partout et n’importe où : « ils apprennent à jouer, à incarner leur personnage sans le repère de la salle », explique leur professeur. Résultat, « ils savent occuper l’espace, quel qu’il soit ».
Les élèves en parlent…
Aujourd’hui, tous les élèves participent au projet et ils en engrangent tous des bénéfices. « On apprend à gérer le stress », explique Roch qui précise : « Moi je fais les 100 pas ». Victoire, elle, sourit sur scène : « Pour que les gens ne voient pas qu’on a peur ». Marie se réjouit « d’apprendre à parler en public devant des gens ». Elle a appris tout le rôle de Toinette et a pu voir combien le geste l’aidait à mémoriser un texte. « On apprend à avoir confiance en nous », déclare Amicie qui joue le rôle de la seconde femme d’Argan. « Elle trompe tout le monde ! », s’exclame l’élève. Mais aussi, comme le dit Achille : « A rester dans notre rôle, à rester concentrés ». « Même dans les coulisses ! », ajoute Victoire : « Il faut écouter, ne pas faire de bruit, faire attention à ce qui se passe sur scène pour savoir quand entrer à son tour »… « Je suis impressionnée, je sais que je peux leur faire confiance. Je suis tellement contente de terminer l’année sur cette note-là », conclut Andréa Jolly-Prevot.
Vous l’avez compris, nous avons tous rendez-vous le mercredi 24 juin à 15h salle Jean-Paul II pour vivre un moment extraordinaire !