Le Pape était à Paris, nous étions avec lui !

Qu’ils soient venus avec Saint-Jean Passy ou avec des amis, en cette fin septembre, nos élèves ont vécu la visite du Pape comme un « moment inoubliable ».

Du stade de France pour la veillée des jeunes avec nos lycéens et nos préparationnaires, au Frat Léon auquel participaient nos collégiens et sur les Champs-Élysées pour vivre ensemble la messe du pape, tous étaient remplis d’allégresse !

« Vous êtes les saints de France ! »

Vendredi 25 septembre au soir, dans la délégation de Saint-Jean au Stade de France, il y a une trentaine d’élèves dont Lervin, Raphaëlle et Calixte, tous les trois en terminale, et des accompagnateurs. Au fur et à mesure de la soirée, Lervin est saisi par les chants : « Je ne m’attendais pas à ce que ce soit aussi fort : tout le monde chantait à pleine voix des chants religieux ! »  « C’était très motivant, ajoute à son tour Calixte, tout un stade chantant des musiques religieuses et je me suis encore plus investit ».

Entre les chants, des témoignages sont proposés aux jeunes, « des sportifs, des personnes avec un handicap nous ont parlé. La solidarité entre les jeunes et ces personnes étaient impressionnantes », raconte Raphaëlle. Pour Lervin, « chaque mot du pape était puissant en soi et l’émotion se transformait en applaudissements ». Il nous a dit : « Vous êtes les saints de France ! ».

« On a une place dans l’Eglise »

Augustine et Balthazar sont en Classes préparatoires. Ils étaient là eux aussi pour la veillée du Pape. Augustine revient émerveillée de « la joie et du bonheur que suscitait le Pape », touchée « de voir tout ce bonheur autour de nous ». Reconnaissante, elle ajoute : « C’était fou de voir autant de gens engagés pour nous faire vivre ce moment ». Balthazar a admiré aussi l’organisation de la magnifique soirée : « l’animation, le feu d’artifice, les chants de pop louange, et aussi le spectacle à la façon du Puy-du-Fou ».

Après la soirée, Raphaëlle se réjouit : « On a l’impression d’avoir une place dans l’Église. Dans ce pays laïc, on voyait qu’on formait une communauté. Ça faisait du bien ». Lérin sort réconforté par la foi de ceux qui l’entourent : « ça donne envie d’oser montrer davantage qu’on est pratiquant au quotidien ». Calixte se trouve « beaucoup plus proche de la religion. Même chez soi, explique l’élève, on ressent ce qu’on ressentait sur place ». « On va être plus libre, constate Lervin, ce moment a existé et il va rester ». « On a moins peur du regard des autres » rechérit Calixte, « on a vu qu’on n’était pas seul ! ». De retour chez elle, Aliénor, elle aussi en terminale, n’a qu’un mot : « Je m’en souviendrai toute ma vie ». Même impression pour Calixte.

Le lendemain, le lycéen récupère une place pour la messe à la Concorde : « J’ai adoré la veillée et la messe. Au départ, je pensais que ce serait juste une perte de temps. Après la veillée, je me suis dit que ce serait peut-être inoubliable… »

Une journée exceptionnelle pour les collégiens aussi

Portés par le souffle du FRAT Porte Maillot et l’appel du Saint-Père, une centaine de collégiens de Saint-Jean de Passy a vécu une expérience inoubliable.

Samedi matin, encadrés par des parents d’élèves, une centaine de collégiens se retrouvent dès 7h30 pour le Frat Léon, une journée placée sous le signe de la foi, de la fraternité et de la rencontre. Direction « Porte Maillot » où ils rejoignent des milliers de jeunes venus des huit diocèses d’Île-de-France pour un temps de FRAT particulièrement fort. Chants, prières et témoignages se succèdent pendant près de deux heures dans une ambiance festive. Une belle matinée pensée pour les jeunes, pour leur permettre de se préparer ensemble à accueillir le Pape Léon XIV et d’ouvrir leur cœur.

Puis, les 8 000 jeunes ont pris le chemin de la Concorde. Une impressionnante marche collective à travers Paris, rythmée par les chants et ponctuée des nombreux encouragements des passants leur a permis de rejoindre la déambulation du Pape et la messe à la Concorde.

Pour beaucoup d’élèves, c’est un moment saisissant : se retrouver au milieu de cette foule immense, dans ce lieu chargé d’histoire. Ils savent qu’ils vivent un événement qui les marquera durablement. Ils sont chacun rentrés chez eux le cœur en joie et l’âme en paix.

Sur la place de la concorde, fioretti*…

Alors que le Pape entame en papamobile la descente de la célèbre avenue, Marguerite dort encore paisiblement dans sa poussette. « Quand la foule s’est agitée autour de nous, j’ai hésité à la laisser dormir, mais j’ai été poussée par une motion intérieure qui me soufflait que si j’avais une infime chance de la faire bénir, il fallait tenter ! », raconte Constance. La jeune femme réveille alors doucement sa fille, la prend dans les bras et tente de se frayer un chemin jusqu’aux barrières. « Marguerite a été comme un passe-droit, j’ai atterri au milieu d’un groupe d’élèves de Saint-Jean-de-Passy, âgés d’une quinzaine d’années, et tous se sont poussés en criant « laissez passer le bébé », se souvient Constance, très reconnaissante vis-à-vis de cette jeunesse joyeuse et généreuse. « Je me suis complètement laissée porter par ce groupe qui a permis que Marguerite soit présentée au Pape ».

*Extrait de « Laissez passer le bébé ! » – Aleteia