Du Stade de France…
« C’était un moment magnifique », explique Hubert Montfort. « Avec la morosité ambiante et l’image d’une jeunesse désabusée qui vit dans un monde difficile, on découvrait une autre jeunesse ». Arrivés tôt au Stade de France avec les élèves, il voit « monter l’ambiance » au fur et à mesure de la soirée. « Quand le Pape est arrivé, d’un seul coup, quand il a débouché dans sa papamobile, les chants, les acclamations, c’était assourdissant ». C’est une vraie joie qui se transmet. « Avec des mots simples qui sonnent juste », le Pape a su toucher les jeunes. Au départ, c’était un concert avec des animations, quand le Pape arrive, « on entre dans une prière commune ».
« Le spectacle des saints était fabuleux. D’abord d’un point de vue esthétique, mais c’était très émouvant pour un croyant : la communion des saints était rendue visible », raconte Hubert Montfort qui avoue avoir à un moment « perdu la notion du temps ».
Cette rencontre du Pape avec les jeunes a vraiment montré « l’unité de l’Église dans la joie et la diversité et ça donne de l’espérance pour l’Église d’aujourd’hui et de demain ».
…A la Concorde
Le lendemain, c’est avec de petits yeux qu’il retrouve à 10h30 le groupe de Saint-Jean composé d’une trentaine d’élèves dont beaucoup sont en seconde. Quand ils arrivent, il y a un monde fou et il faut faire la queue pour rejoindre les points de passage : « Les gens étaient tellement contents de venir ! ».
Sur les Champs Élysées, les pèlerins récitent de chapelet. « C’était émouvant de voir les gens prier. Certains étaient à genou, d’autres mangeaient. L’ambiance était hyper familiale ». Comme la veille l’arrivée du Pape suscite « une explosion de joie ». Mais quand la messe commence, tout s’apaise « d’un seul coup ». « Pendant la consécration, les gens étaient focalisés sur ce qui se passait dans une ferveur incroyable. Nos élèves étaient à la fois recueillis et très enthousiastes avec leurs drapeaux aux couleurs du Vatican. On les sentait heureux d’être témoins de ce moment historique et marquant de leur vie spirituelle et heureux de le faire ensemble, dans une ambiance Saint-Jean ».
Alors que déjà il faut repartir, on emporte avec soi, explique Hubert Montfort, le souvenir « d’un moment très joyeux et très consolant ».