Les 3e et le 4e rencontrent Jean Rousselot, auteur

La salle Jean-Paul II bruit des conversations d’élèves. Après les 3e mardi après-midi, les 4e se préparent, ce jeudi 22 janvier, à écouter Jean Rousselot, auteur du roman : Cavalier du Ciel. Une rencontre inattendue entre les élèves et un auteur.

N’en déplaise aux esprits chagrins, le français est une langue vivante. La vitalité des publications littéraires sous forme de romans, d’essais, de témoignages… l’atteste. Et pourquoi ne pas aider nos élèves à toucher du doigt cette réalité ?

Une épopée héroïque

Ce mardi après-midi les 3e du collège Saint-Jean, et ce jeudi matin les 4e, avaient rendez-vous en salle Jean-Paul II pour une rencontre initiée par Aurélie Lamblin, professeur de Lettres de Saint-Jean de Passy, avec Jean Rousselot, auteur de Cavalier du ciel, que les élèves ont étudié en classe. Le roman raconte l’épopée de son arrière-grand-père, le commandant de Rose, créateur, pendant la première guerre mondiale, de la première escadrille de chasse. Un « destin incroyable » comme le souligne l’auteur, « celui d’un homme qui choisit de briser son rêve parce que ce qu’on lui demande le blesse profondément et qui va en trouver un autre, impensable, encore plus grand ». Dans ce roman, il est question de la justice et de l’injustice, mais aussi « de désobéissance, de la naissance d’une conscience et de la remise en cause de ses rêves », précise Jean Rousselot. Comme le soulignait Aurélie Lamblin : « Votre roman ne pouvait que conquérir nos jeunes âmes puisqu’il leur dévoile une vie de courage et d’héroïsme ».

Une histoire dans l’Histoire

« Jeune homme, mon avenir semblait radieux »[1].

Quand Jean Rousselot commence à lire les premières pages de son roman, on n’entend plus un bruit dans la salle Jean-Paul II. Les élèves sont suspendus aux mots qui rapidement tracent l’histoire.

« J’occupais mon temps à poursuivre avec enthousiasme la trajectoire empruntée par mon père et mon grand-père. Fort bien noté dans mes études, je démarrais ma carrière de la meilleure des façons.

Et puis on m’ordonna de faire quelque chose qui allait contre mes convictions les plus profondes… »

Questions réponses

Au bout de quelques pages, il s’arrête. Les élèves ont la parole, ils peuvent lui poser toutes les questions qu’ils veulent et elles sont nombreuses ! Vous avez vendu combien de livres ? Est-ce que vous allez en faire un documentaire ? Comment vous avez découvert l’histoire de votre arrière-grand-père ? Vous êtes cinéaste, pourquoi avoir écrit un livre plutôt que fait un film ? Comment vous êtes-vous inspiré de l’état d’esprit de votre arrière-grand-père ? Vous avez mis combien de temps à écrire votre livre ? La liste est non exhaustive !

« De nouvelles manières de lire »

A la fin de l’échange, une longue file d’élèves s’approchent pour faire dédicacer le livre. C’est aussi le moment de faire mémoire de cette rencontre. Eléonore et Mathilde ont apprécié les échanges : « la façon dont il a répondu à nos questions, sans les juger. » Elles ont « beaucoup aimé les photos de son arrière-grand-père », une remarque qui revient souvent dans la bouche des élèves. Enguerrand, qui a apprécié que tout le monde ait pu participer à l’échange, ajoute : « C’est cool qu’il ait pu écrire tout ça ». Arnaud a aimé l’histoire du commandant de Rose, il trouve que « c’est un bel engagement de la part de l’auteur de raconter l’histoire de cette manière ». Pour Louis, cette rencontre apporte « de nouvelles manières de lire le livre », « des informations intéressantes qui permettent de mieux comprendre » ajoute l’élève. Féréol lui s’interroge : « Il faudrait relire le livre ! » Le fera-t-il ? Baudouin a trouvé le roman « intéressant du début à la fin ». Cette rencontre « donne envie d’écrire des livres »… Le début d’une vocation ?

[1] p. 9.