Niort, jeudi 2 avril. L’équipe de tennis de table de Saint-Jean est sur place. Champions de France l’année dernière, ils vont devoir défendre leur titre « dans une des plus belles salles de France », précise Antoine, à la fois joueur et coach de ses 4 camarades.
Premiers matchs
Après un premier match gagné « très facilement », les joueurs disputent les 8e de finale : « Là, on était un cran au-dessus, déclare Antoine, le garçon contre lequel je jouais était bon ». « J’ai joué contre une fille contre laquelle j’avais eu beaucoup de mal l’année dernière. Cette année, je l’ai battue beaucoup plus facilement », constate Victoire avec bonheur. La journée se termine au restaurant avec leurs professeurs, dans une ambiance « très sympa ».
Vers la finale
Vendredi, ils sont en quart de finale. Sous la houlette de monsieur Le Bihan, leur professeur de sport et entraineur, lever 6h du matin, départ 7h. A 7h15, ils sont les premiers dans la salle à l’échauffement. Il y a beaucoup de nouvelles équipes cette année, Antoine profite de l’entrainement pour aller voir le jeu des autres équipes et se faire une idée de leur points forts… et de leurs faiblesses.
Les matchs commencent. Victoire est en difficulté ; elle perd une première manche 6-0. « Tout au long de la compétition, Antoine nous a adressé des conseils très avisés », raconte Edouard. Le match reprend et Victoire l’emporte : « J’ai mal commencé le match et j’ai réussi à remonter au bon moment ! » « J’étais ravi de voir que mes conseils marchaient en match et que j’arrivais à inverser la tendance, précise Antoine. Il faut beaucoup observer le match et la joueuse en face. C’est une très grande fierté d’avoir été jeune coach ».
Pontoise est 3e. Saint-Jean affronte Saint-Denis en finale. Les élèves se donnent à fond et l’emportent pour la seconde année consécutive. Saint-Jean de Passy, invaincu !
Le secret de la réussite
« Monsieur Le Bihan nous fait beaucoup travailler les services, c’est ce qui fait la différence », raconte Antoine. Edouard de son côté ressent une très grande satisfaction de voir sa progression sur les deux jours : « Je n’avais pas pu m’entrainer en début d’année et tout est revenu. Pendant la compétition, le niveau progresse considérablement ». Victoire ressent de la fierté : « J’ai vu les progrès que j’avais fait depuis l’année dernière ». « Et puis, ajoute Edouard, quand on travaille quelque chose en entrainement et qu’on voit ensuite que ça marche en match, c’est valorisant ! » Les professeurs contribuent largement tant à la réussite qu’à l’ambiance, « ils étaient vraiment derrière nous et nous ont bien aidés », raconte Antoine.
Reste un petit pincement au cœur, 2 victoires consécutives signifient qu’ils ne pourront pas s’inscrire à la compétition l’année prochaine. A moins de se présenter dans la catégorie « club » ? Mais là, ils affronteraient des élèves d’un tout autre niveau…